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Assemblée nationale : de la Représentation à la Trahison, pour une insurrection éthique et républicaine”

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Assemblée nationale : de la Représentation à la Trahison, pour une

insurrection éthique et républicaine”

Dakar, le 20 Juin 2025

Dans une démocratie saine, l’Assemblée nationale incarne le cœur battant de la

souveraineté populaire. Elle est le lieu par excellence où se forgent les lois, se contrôlent

les actions gouvernementales et s’exprime la volonté du peuple. Pourtant, lorsque cette

institution dérive vers l’opacité, la complaisance et la prédation, c’est l’essence même

du contrat démocratique qui vacille. La déclaration du député Guy Marius Sagna,

figure de proue de la gauche patriotique et membre actif du PASTEF d’Ousmane

Sonko, vient briser le silence complice qui entoure le fonctionnement actuel de

l’hémicycle sénégalais. Par une dénonciation directe et implacable, il met en lumière

les dérives institutionnelles et les pratiques illégitimes qui gangrènent la

représentation nationale. Cette prise de parole s’inscrit pleinement dans la logique de

rupture éthique et politique portée par le projet souverainiste, républicain et

refondateur du PASTEF.

Il convient dès lors d’analyser cette intervention non comme un simple acte de

contestation, mais comme un signal d’alarme politique, une interpellation citoyenne

sur l’état de nos institutions et la nécessité d’une réinvention démocratique.

L’intervention du député Guy Marius Sagna sonne comme une critique acerbe des

dérives qui gangrènent l’Assemblée nationale. Il pointe du doigt une gestion obscure,

pétrie de favoritisme (distribution de « Sukëru koor », des billets de pèlerinage sans

justification), un manque flagrant de transparence et une mise à l’écart des députés

dans les décisions.

Ainsi, cette situation, qualifiée de « verrouillage » du système, fait écho aux principes

du PASTEF (Patriotes du Sénégal pour le Travail, l’Éthique et la Fraternité), parti

d’Ousmane Sonko. Le PASTEF ambitionne une rupture nette avec une gouvernance

postcoloniale, prédatrice et clientéliste. Il prône le don de soi, la transparence de

l’action publique, la souveraineté populaire, l’éthique au cœur de l’État, et le

renforcement des institutions démocratiques ancré dans un nationalisme dans une

Afrique souveraine.

Guy Marius Sagna, fidèle à cette vision, met en évidence l’écart entre le mandat que lui

a confié le peuple et le fonctionnement réel de l’Assemblée nationale. Ce qu’il dénonce,c’est plus qu’un simple problème administratif : c’est une dénaturation de la

démocratie représentative, au profit d’un système opaque, corrompu et entretenu avec

complaisance par ceux qui devraient le garantir.

En tant que citoyen engagé, il me plaît de constater que ce que Guy Marius Sagna

pointe, ce serait bien plus qu’une mauvaise gestion : ce serait une trahison morale et

politique du pacte démocratique. Les élus, censés être la voix du peuple, se font les

complices silencieux d’un système qui les achète, les assujettit et les éloigne de leur rôle

: représenter et défendre les intérêts des citoyens.

Par conséquent, la déclaration de Guy Marius Sagna est un signal d’alarme, mais aussi

un appel à l’insurrection éthique. Il ne suffit plus de s’indigner. Il faut agir. Refuser

cette banalisation de l’illégalité, ce règne du silence et cette complicité des

parlementaires. Là où les comptes rendus font défaut, là où l’argent public disparaît,

c’est la souveraineté populaire qui est bafouée. Dans l’esprit du PASTEF, cette

dénonciation n’est pas une simple critique : c’est une demande de réforme en

profondeur. Il faut repenser l’Assemblée, la rapprocher du peuple, et instaurer des

mécanismes stricts de contrôle, de transparence et de sanction. Il faut défaire les

privilèges et renforcer le service public.

En définitive, la déclaration de Guy Marius Sagna ne relève pas d’un simple acte de

dénonciation : elle s’inscrit dans une démarche de résistance intellectuelle et politique

face à la normalisation de la prédation institutionnelle. En soulignant l’opacité,

l’absence de transparence comptable et la complicité silencieuse de nombreux députés,

il met à nu les limites structurelles de notre démocratie représentative. Dans la

continuité de l’idéologie du PASTEF, cette prise de parole incarne un appel à la

refondation républicaine, fondée sur l’éthique, la rigueur et la redevabilité. Refuser ce

système, ce n’est pas être radical, c’est simplement être fidèle à l’exigence

démocratique. Dès lors, la question n’est plus de savoir si le changement est nécessaire,

mais si la société sénégalaise est encore disposée à tolérer sa propre dépossession. Il

est donc impératif que nous nous réveillions de cette torpeur générale. Si nous restons

passifs, nous serons tenus pour responsables. Et comme l’a si bien souligné le Président

O. Sonko : « Ce pays ne progressera que si sa population se dresse, reste alerte et

inflexible. « 

Tamsir Bakhoum, Syndicaliste et Citoyen engagé


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