Déclaration d’Ahmed Khalifa NIASSE , depuis Dubaï, concernant les sanctions visant Pape Thiaw , le sélectionneur national
Déclaration d’Ahmed Khalifa NIASSE , depuis Dubaï, concernant les sanctions visant Pape Thiaw , le sélectionneur national
« De notre expérience, pour avoir travaillé sous nos trois derniers présidents, la coupe remportée au Maroc aurait dû être remise au Roi du Maroc, afin de montrer que lorsque le Sénégal gagne, le Maroc gagne également.
Le président Diomaye peut d’ailleurs, et je le lui conseille, prendre le trophée et se rendre spécialement à Rabat pour le remettre au Roi du Maroc. Une fois ce geste accompli, l’Association marocaine de football ne pourra, de manière décente, porter plainte contre le Sénégal, ni devant la CAF, ni devant la FIFA.
Par ailleurs, personne ne peut s’opposer au Sénégal dans ce contexte, seul le Roi peut décider s’il accepte ou non. Le Sénégal doit devenir un partenaire privilégié du Maroc, d’autant plus que, pour les mêmes raisons, les portes du Sénégal sont largement ouvertes à tous les Marocains : hommes d’affaires, acteurs publics, privés, tout le monde.
L’autorité spirituelle d’Amir Al-Mouminine, reconnue depuis plus de cent ans, s’exerce aussi bien au Maroc qu’au Sénégal. Le Roi du Maroc est le chef de cette autorité religieuse, à laquelle plus de 90 % des musulmans sénégalais adhèrent.
Il est maintenant temps que les sportifs se taisent. Ils ont accompli leur mission et en portent le plus grand mérite. Il faut désormais laisser la place aux religieux, qui connaissent bien le Maroc et entretiennent avec lui des liens directs, parfois même des liens de sang, comme c’est le cas dans notre famille.
À titre personnel, ma mère, Aidaïda, partage des ancêtres communs avec le Roi Hassan II. Ce dernier m’a lui-même nommé conseiller pendant sept ans et m’a confié son fils lorsqu’il n’était encore que prince héritier. J’ai également travaillé avec l’actuel directeur du protocole royal, qui me connaît bien.
Je souhaite donc que l’on laisse désormais les religieux compléter, voire réparer, ce que les footballeurs ont pu mal faire, tout en préservant l’esprit de partage et de fraternité. »

