TIDJANYAH DANS LE MONDE _Un trophée disputé entre le berceau algérien et le mausolée marocain_ Ou les tentatives maladroites de l’Algérie pour récupérer la Tidjanyah
TIDJANYAH DANS LE MONDE
_Un trophée disputé entre le berceau algérien et le mausolée marocain_
Ou les tentatives maladroites de l’Algérie pour récupérer la Tidjanyah
Sidi Ahmad Tidjani Ibn Mohamed Bin Saloum, de son vrai nom , est le Saint fondateur de la Tidjanyah. Le qualificatif de Tidjani qu’il reçut par la suite est en réalité la déformation de Tedjini . De la tribu amazigh des Tedjine à laquelle appartient sa mère.
Il est né à Ain Mahdi ( Algérie). Suite à de mauvaises considérations et à différentes tentatives de musélement il choisit l’exil dans la cité millénaire de Fez. Où il reçut l’allégeance du Sultan marocain .
Donc c’est la cité de Fez qui connut les dernières années de sa vie, ô combien riche.
C’est ainsi que le Maroc est devenu l’endroit où on peut aller se recueillir devant son mausolée.
Quelques mois après son décès il y eut une première tentative de la part de ses deux seuls fils qui sont Sidi Mohamed Al Habib et Sidi Mohamed Kabir.
Depuis, il y eut des tentatives algériennes pour récupérer l’aura de l’un de ses illustres fils. Car cette aura touche des centaines de millions de musulmans à travers le monde. Autant dire que les membres de la Tidjanyah constituent plusieurs multiples de la population de l’Algérie qui est aujourd’hui à quarante cinq millions environ.
Ainsi, à l’occasion d’un pèlerinage annuel de la grande Tidjanyah, à l’invitation du Grand Khalife Sidi Aly Haidar, le Président de la République algérienne a envoyé une délégation constituée par des membres de la famille du fondateur de la Tidjanyah. Pour venir participer à cette fête.
Toutefois il y a eu des couacs. Des diplomates accrédités à Dakar ont confondu la Tidjanyah au Sénégal avec le FLN qui, lui, est un parti politique qui gouverne l’Algérie. Des diplomates ont effectué des gestuelles qu’on peut qualifier à la limite de blasphèmatoires. Notamment lors des séances de Zikr et de Wazzifa qu’effectuaient des membres de la Confrérie dont ils ne sont pas.
Nous pensons que les Marocains dont il sera le tour dans quelques jours, en la matière, seront beaucoup plus élégants.
Ce manque de considération évoqué plus haut a atteint son paroxysme lorsque les diplomates ont cru devoir usurper la direction de la prière du vendredi à Leona Niassene. Sans compter la tentative de ceux-ci de faire payer les hébergements hôteliers et les repas pris dans les hôtels par de pauvres Sénégalais qui, quelques fois, pour se nourrir, se contentent d’un repas par jour.
Disons, pour conclure, que l’état profond du passage de Bouteflika, qui, lui ne cachait pas son hostilité par rapport à la Tidjanyah, a suivi.
Oui, il n’y a pas photo.
Lorsqu’un diplomate se comporte comme un gouverneur colonial marchant parmi ses ouailles le mal est fait . Il est profond. Ni l’Algérie, ni son très brillant Président Abdoul Majid Tebboune ne méritent cela.Nous savons que le rite malikite interdit aux visiteurs étrangers d’avoir à diriger la prière du vendredi.
Ne parlons pas de l’initiative de ces mêmes diplomates, un geste maladroit, d’imposer au maître de cérémonie un coxeur du nom de Diallo qui a édifié une petite mosquée chapelle sur la route de Kaolack. À qui la délégation était obligée de rendre visite.Ce n’est pas à un leader de la Tidjanyah mais à un illustre inconnu. En fait l’individu fait partie de ce qu’on appelle la Mafia des Ambassades. Dont le rôle consiste à détourner l’aide que l’Algérie consacre chaque année pour le Pèlerinage, l’assistance aux malades, aux cérémonies religieuses. Et la famille de Sidi Ahmad Tidjani qui est basée à Dakar ne reçoit pas un franc. Tout cela est détourné en connivence avec des personnes connues de la comptabilité de l’ambassade en question.
Dr Ahmed Khalifa Niasse

