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Souveraineté ou soumission : pourquoi il faut soutenir le projet porté par Ousmane Sonko et le PASTEF

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Souveraineté ou soumission : pourquoi il faut soutenir le projet porté par Ousmane Sonko et le PASTEF

Dans un monde secoué par des crises profondes — guerre, insécurité énergétique, effondrement des chaînes d’approvisionnement — une vérité s’impose de plus en plus clairement : les pays qui ne dépendent que d’eux-mêmes résisteront mieux. Le Sénégal doit en faire partie. Il en a les moyens. Il en a aujourd’hui l’opportunité. Il en a surtout la direction politique, à travers le projet de souveraineté porté par Ousmane Sonko, Premier ministre du Sénégal, et son parti, le PASTEF.

Pendant longtemps, ce discours de rupture était marginalisé, parfois caricaturé comme extrémiste ou irréaliste. Mais aujourd’hui, dans un monde où les équilibres changent à grande vitesse, c’est le contraire qui est vrai : ne rien changer, c’est suicidaire. Continuer à dépendre des marchés extérieurs pour notre alimentation, notre énergie, notre technologie ou même notre monnaie, c’est accepter une vulnérabilité permanente.

Un contexte mondial qui impose la souveraineté

Regardons les faits. Le conflit Israël-Palestine s’est désormais élargi à une confrontation Israël-Iran, avec des conséquences régionales et mondiales lourdes. Si demain, le détroit d’Ormuz est fermé, ou que l’Iran bloque l’exportation de pétrole, c’est l’ensemble de l’économie mondiale qui sera touchée. Les prix exploseront. Les approvisionnements seront perturbés. Et ce sont les pays les plus dépendants de l’extérieur qui paieront le prix fort.

Dans ce contexte, l’Afrique ne doit pas rester spectatrice. Elle peut — et doit — tirer parti de ce basculement. Nous disposons de richesses stratégiques : pétrole, gaz, or, fer, zircon, agriculture, pêche, jeunesse. Mais nous ne valons presque rien sur les marchés mondiaux, car nous ne maîtrisons ni la production, ni la transformation, ni la commercialisation de nos ressources.

Soutenir la souveraineté aujourd’hui, ce n’est pas souhaiter le chaos. C’est préparer l’indépendance structurelle de nos États. Et c’est exactement ce que propose le projet de gouvernance de PASTEF.

La souveraineté commence par la justice économique

Revoir les contrats signés au détriment du peuple est un point de départ incontournable. Trop souvent, les richesses naturelles du Sénégal — pétrole, gaz, zircon, or — sont cédées à vil prix à des multinationales étrangères, avec des conditions opaques, sans retombées significatives pour les populations locales. Pourtant, la Constitution sénégalaise est claire : les ressources naturelles appartiennent au peuple. Alors pourquoi n’en tirons-nous aucun bénéfice réel ?

Nous vivons dans un pays béni par la nature : des terres arables vastes, un ensoleillement quasi permanent, une jeunesse dynamique et prête à travailler. Aucun pays doté de tels atouts ne devrait avoir à tendre la main pour se nourrir, se soigner, ou éduquer ses enfants.

Mais il faut le dire sans détour : la soumission est profondément ancrée dans notre culture politique et économique. Elle est entretenue par des décennies de dépendance, d’assistanat et de renoncements. Briser cette chaîne mentale est tout aussi important que réformer les institutions. C’est un travail d’émancipation intellectuelle et morale, que le projet souverainiste porté par le PASTEF a le mérite de mettre sur la table, avec courage.

Une chance historique à ne pas rater

Le Sénégal doit apprendre à vivre par lui-même : produire ce que nous consommons, transformer nos matières premières, investir dans l’éducation technique, renforcer l’agriculture locale, maîtriser notre monnaie, et surtout, reprendre le contrôle de notre État et de nos institutions.

Ce chemin n’est pas facile. Il ne l’a été pour aucun pays. Mais c’est un passage obligé pour construire un avenir digne. Tous les pays qui ont aujourd’hui du poids sur la scène mondiale sont passés par des périodes de privation, de réformes, de résistance. Aucun n’a été “aidé” pour devenir puissant. Ils ont misé sur eux-mêmes.

Ce projet de souveraineté n’est pas un luxe idéologique. C’est un impératif vital. Et il ne concerne pas seulement le gouvernement : il appelle la mobilisation de tout un peuple. Citoyens, agriculteurs, entrepreneurs, enseignants, artisans, étudiants — nous avons chacun un rôle à jouer dans la réappropriation de notre destin.

Nous ne pouvons plus continuer à vivre sur des modèles imposés de l’extérieur. Cette guerre, ces crises à répétition, nous montrent que le monde ne nous attendra pas. Mais si nous sommes prêts, alors cette instabilité mondiale peut devenir notre moment historique de renversement du désordre établi.

Il ne s’agit pas d’espérer le pire. Il s’agit de s’y préparer intelligemment. Et surtout, d’oser croire en nous-mêmes.
PMD

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